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Il est préférable de lire la page sur les marées avant de se pencher sur les courants.
Résumé de cette page :Les choses à retenir sur le courant de marée :
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< Quand y du courant, y a du jus >
Rappel : Bien que ce soit celui qui nous semble le plus évident, le courant de marée n’est pas le seul à influencer la marche d’un navire. Le courant de dévire, induit par le vent sur la surface de l’eau ou sur le bateau lui même aura, dans bien des cas, plus d’effet que le courant de marée dont la puissance devient « presque » négligeable à plus de 2 milles des côtes dégagées. Par exemple, entre Lorient et Groix, le courant de marée ne dépasse pas 0.5 Noeuds en marée de vives-eaux.
Les courants les plus forts sont présents :
- dans les resserrements entre les îles et entre une îles et la côte,
- aux pointes,
- à l’entrée des golfs/baies (remplissage/vidage d’une baie),
- quand le relief sous-matin est en forte pente,
- dans les embouchures des fleuves et rivières.
Définition donnée par WikiPédia
Un courant de marée est un type de courant marin engendré par les marées. Sa force et sa direction évoluent avec le moment de la marée. Il est notable près des côtes bordant les mers influencées par la marée. Le courant de marée est plus marqué lorsque la topographie de la côte et des fonds impose aux eaux sous l'influence de la marée de transiter dans une zone resserrée : il peut alors constituer une gêne ou un danger pour la navigation des bateaux. La vitesse maximale du courant de marée en un lieu donné dépend à la fois du marnage de la marée et de la configuration des fonds : ce courant peut être particulièrement fort dans les raz (au Canada, Skookumchuck Narrows: plus de 12 nœuds; en Norvège (Maelstrom), en France Raz de Sein, Raz Blanchard plus de 10 nœuds), les entrées de rias ou de rivières (Étel et Gironde en France) ou de bassins fermés soumis à la marée (courant de la Jument dans le golfe du Morbihan: 7 nœuds, bassin d'Arcachon). La Manche est également parcourue par des courants pouvant atteindre 6 nœuds dans les endroits les plus resserrés. Dans les autres zones côtières françaises le courant de marée est généralement inférieur à 2 nœuds en vives eaux.
Voici une carte qui représente la force (vitesse) des courants en Bretagne.

Les ouvrages, documents obligatoires à bord, qui décrivent les courants, représentent une zone géographique donnée et proposent plusieurs pages représentant, heure par heure, le courant. Généralement, il y a 12 schémas différents qui permettent ainsi de couvrir tout le temps qui s’écoule entre une marée haute et une marée basse. (2 marées par jour, on l’a dit plus haut)

Sur les cartes, les courants sont représentés par des flèches dont la taille est proportionnelle à la force du courant.

La direction de la flèche indique le sens du courant. Certaines cartes possèdes un nombre sous la flèche, c’est le cap suivi par le courant, exemple 095 indique un cap de 95°, => le courant vous emmène quasiment « plein Est » (il s’écoule donc d’Ouest vers l’Est)..
Le nombre à 4 chiffres, situé au dessus de la flèche, indique la force du courant (sa vitesse) avec tout de même une petite subtilité.
En effet, le courant varie fortement en fonction du coefficient de marée. Donc, lors des grandes marées ( les vives-eaux ), le courant pourra être presque deux fois plus fort qu’aux petites marées ( mortes-eaux ).
Rappel :
- Une marée de coefficient 95 est une marée de vives-eaux moyennes.
- Une marée de coefficient 45 est une marée de mortes-eaux moyennes.
Ainsi, un chiffre comme 2512 doit être découpé en deux partie :
25 et 12 puis divisé par 10 (dixième de noeuds)
– 25 indique un courant de 2,5 Noeuds aux vives-eaux (partie gauche)
– 12 indique un courant de 1,2 Noeuds aux mortes-eaux (partie droite)
On voit sur la carte ci-dessus que le courant le plus fort atteint 3.3 Noeuds vers l’Est et ce aux vives-eaux, juste au dessus des « Sept Iles » et que, au même moment, au dessus de Perros-Guirec il existe un contre-courant qui va vers l’Ouest avec 0.5 Noeuds.
On utilise parfois les contres-courants pour gagner un peu de temps sur un trajet en profitant du sens du courant pour qu’il pousse le bateau.
Comment gérer le courant lors de la navigation.
Là encore, il est parfois possible de ne pas du tout tenir compte du courant quand on connait la zone de navigation. Exemple, autour de Lorient, le seul vrai courant se trouve être celui que l’on rencontre lors de la sortie de la rade (ou l’entrée) de Lorient. En mer, même autour de Groix le courant, bien que présent, est faible. Bien entendu, il n’en est pas de même si vous prenez l’annexe avec les rames pour vous rapprocher du rivage. Pour peu que le vent et le courant soient dans le même sens, alors vous pouvez ramer toute votre vie pour tenter de rejoindre le rivage. Donc, la prise en compte du courant sera, comme pour le reste, relatif à la navigation que vous faites. Mais dans tous les cas, sur un nouveau trajet il faut vérifier les cartes des courants.
Un exemple sera prochainement rajouter pour voir comment tenir compte du courant sur un long trajet.
Vent contre courant
Bien souvent, il sera assez facile d’anticiper le courant, car il est cartographié dans les ouvrages nautiques et même intégré dans les GPS-Lecteur de carte comme celui que nous avons sur Oh-Jee.
L’autre effet pervers du courant c’est, qu’avec le vent, ils jouent ensemble pour créer un terrain de jeu parfois détestable. Car quand le vent souffle fort, il lève la mer qui forme des vagues. Si les vagues se déplacent dans le sens opposé au courant, la rencontre des deux déforme les vagues qui, au lieu de rester bien arrondies, deviennent pointues et cassantes.
Ainsi, dans les passages à fort courant, comme le raz Blanchard ou le raz de Sein, il est fortement déconseillé aux bateaux de plaisance d’y passer au moment où le courant est face aux vagues.
Le danger principal étant de tomber dans le trou formé devant la vague quand on navigue pleine balle sous spi. Bien entendu ce genre de situation nécessite des conditions météo plutôt dures. Mais à une plus petite échelle cela peut rendre la navigation particulièrement désagréable et déclencher des avaries à la suite des chocs reçus par le bateau, moins au niveau de la coque qu’au niveau du gréement (Sans parler du mal de mer pour certains équipiers).

Voici une très belle image du Maxi Fujicolor dans le passage du Fromveur. <Chef, y a un nid de poule juste devant!>
Cliquer pour agrandir et profitez du spectacle !!!

Exemple en vidéo du courant présent dans le goulet de Brest. Chapeau aux équipes de la SNSM ==> pensez à faire un Don. http://faitesequipeavecnous.snsm.org/


