Le courant de marée (cf page Le courant de marée) n’est pas le seul à avoir un effet sur la trajectoire du Navire.
Ainsi sur un voilier, nous allons trouver principalement trois effets de dérive, en plus de l’effet du courant de marée.
- Le courant de surface, lié à l’effet du vent sur la surface de l’eau et qui l’emmène avec lui.
- Le courant de pente (courant littoral), est du à la pression que génère le courant de surface quand la mer vient frapper la côte. L’eau va chercher à s’échapper d’un coté ou de l’autre.
- Le courant de dérive du voilier, lié à l’usage de ses voiles, la forme de sa quille, sa vitesse et l’age du capitaine.
Le courant de surface
Extrait du Shom http://www.shom.fr/les-activites/activites-scientifiques/maree-et-courants/les-courants/types-de-courants/
Le vent génère le courant de dérive par entraînement des couches superficielles qui se transmet par viscosité aux couches plus profondes. La rotation terrestre a pour effet de modifier la direction du courant ainsi généré en raison de la force de Coriolis : un mobile se déplaçant à la surface de la Terre est dévié vers la droite dans l’hémisphère nord et vers la gauche dans l’hémisphère sud. Selon la théorie, pour un vent ayant soufflé dans la même direction pendant plusieurs jours en tout point d’une étendue d’eau indéfinie et par grand fond (plus de 200 m), le courant de dérive en surface est dirigé à 45° de la direction du vent. La diminution de l’un de ces paramètres (durée, étendue, profondeur) a pour effet de diminuer la déviation. Ainsi, près des côtes et par vent variable, le courant de dérive en surface est sensiblement orienté dans le lit du vent. En zone côtière, la vitesse de dérive superficielle représente en moyenne 3% de la vitesse du vent, mais des écarts très importants peuvent exister ; notamment en présence de houle, elle peut atteindre 5%.
Le courant de pente ou littoral
La côte constitue un obstacle pour le courant de dérive, provoquant une accumulation ou au contraire un retrait d’eau, selon l’orientation relative du vent et du trait de côte. Lorsque le vent est bien établi, la force de Coriolis se manifeste surtout par un afflux d’eau vers la côte lorsque celle-ci se trouve à droite du lit du vent dans l’hémisphère nord ou par un reflux dans le cas contraire. Au bout d’un certain temps, cette accumulation ou ce retrait d’eau est associé à un courant de pente dirigé, dans l’hémisphère nord, à droite de la direction de la pente maximum descendante qui vient éventuellement renforcer le courant de dérive. Le courant de dérive, le courant de pente et éventuellement le courant général auquel ils se superposent constituent la circulation littorale.
Bien que les courants correspondants soient généralement faibles (vitesse inférieure au noeud), la circulation littorale n’est pas à négliger à cause de la proximité des côtes. Les Instructions Nautiques constituent le support le plus appropriée pour décrire la circulation littorale en raison de son caractère local et de sa variabilité en fonction des conditions météorologiques.
La dérive du voilier
A compléter.
La dérive au près et au vent de travers peut atteindre tout de même 5 à 10° dans de mauvaises conditions météo ou dans le cas d’un mauvais réglage du bateau.
Cette dérive peut être fortement amplifiée par une gîte excessive (on fini par avancer en crabe).

Rappel : Les effets de la gîte sont multiples. On peut citer :
- Déséquilibre des lignes d’eau,
- Déstabilisation du système des forces motrices (voiles) et résistantes (carène),
- Réduction de la surface de voile projetée sur un plan perpendiculaire à la direction du vent,
- Réduction similaire de la surface projetée du plan antidérive sur un plan vertical parallèle à la direction du bateau,
- Modification de l’effet de la pesanteur sur les voiles,
- Stress généré inconsciemment à l’équipage.
