Le bateau est équipé de trois équipements de communication :
- Pluieurs radios VHF => permet d’établir des communications avec les autres navires, les sémaphores, les centres de secours (CROSS)
- Un transpondeur radio AIS => recevoir la position des autres navires et transmettre sa propre position
- Une balise de détresse fonctionnant via satellite.
Les VHF du bord
L’acronyme VHF pour Very High Frequency (Trés Haute Fréquence), est utilisé dans le langage courant de la marine à voile et à moteur pour désigner l’émetteur-récepteur radio du bord.
Avant d’être un simple moyen de communiquer en mer, la VHF doit être considérée comme un équipement de sécurité. Elle permet des liaisons bateau-bateau, bateau-stations côtières (CROSS, sémaphores, capitaineries), la réception des bulletins météo, des AVURNAV et l’envoi/réception des messages de sécurité et de détresse. Suivant le modèle (portable ou fixe), la puissance d’émission et la hauteur de l’antenne, limitent la portée. Elle peut atteindre quelques milles pour les portables à quelques dizaines de milles pour les fixes. Les conditions météo, pluie/brouillard et l’inclinaison de l’antenne (un voilier gite) auront également un impact sur la portée radio.
Les canaux et leurs usages
Le canal 16 est le canal d’urgence. C’est sur cette fréquence radio que sont diffusés les messages d’informations des CROSS, des Sémaphores et des autres bateaux. Il doit être idéalement veillé en permanence. Sur toutes les VHF il existe un bouton permettant de passer directement sur le canal 16.
Les canaux VHF numéros 6, 8, 72 et 77 sont réservées aux communications navire-navire, la communication étant initié au préalable sur le canal 16.
Des bulletins météo sont annoncés sur le canal 16 puis diffusés sur un canal de dégagement. Des bulletins météo automatiques sont diffusés en permanence dans certaines régions. Un tableau indique le canal à écouter en fonction de votre zone de navigation.
Le canal 9 est utilisé pour échanger avec les capitaineries des ports de plaisance. Il permet entre autre de se signaler avant d’arriver dans le port pour s’assurer qu’il y a bien de la place, ou pour demander de l’aide aux personnels du port pour rejoindre sa place (fort vent, fort courant, équipage réduit… panne moteur 🙂 )
Le canal 70 ne doit pas être utilisé (JAMAIS).
Il est possible de modifier la puissance d’émission de la VHF (fixe ou portable). Cela peut avoir un intérêt lors de communications privées entre le bateau (VHF fixe) et un équipier (VHF portable). L’usage de la faible puissance permet :
- de ne pas déranger les autres usagers potentiels qui seraient sur le même canal à quelques milles de là.
- d’augmenter considérablement l’autonomie de la batterie de la VHF portable
Types de VHF
Cette VHF peut prendre plusieurs formes comme on le voit dans les images suivantes. On retrouve principalement les VHF fixes et les VHF portables (Talkie-Walkie).
VHF fixe
Cette VHF fixe est alimentée par les batteries du bateau via le tableau électrique. Elle est raccordée à son antenne située en haut du mat afin d’obtenir une portée optimale.
Elle possède deux haut-parleurs, l’un dans la VHF elle même et l’autre est situé dans le cockpit à coté du barreur. Il est ainsi facile d’écouter les communications.
La puissance d’émission est de 25Watts contre 5W pour la VHF portable.
Le modèle installé à bord est de dernière génération et possède un système d’appel d’urgence (ASN) : « Bouton Distress » voire la page Matériel de Sécurité pour son usage.
La portée radio, au regard de la puissance et de la position de l’antenne n’excède pas 15 à 20 milles de bateau à bateau ou 30 à 40 milles vers une station côtière (par temps clair).
VHF portable
Le bateau est équipé de deux VHF portables. Un modèle simple, la jaune, RT-311 et un modèle haut de gamme la HX-851 avec GPS et appel d’urgence (ASN).
Ces VHF fonctionnent sur batterie et avec leur propre antenne. La puissance d’émission est de seulement 5Watts contre 25Watts pour les VHF fixes. La portée radio, au regard de la puissance et de la position de l’antenne n’excède pas 5 milles (9 Km).
Lors de l’utilisation de la VHF portable, il est fortement recommandé de verrouiller le clavier. Pour cela une touche est généralement dédiée au verrouillage/déverrouillage (lock ou symbole de clé). Un appui long sur cette touche permet l’activation. Sur d’autre VHF il faut appuyer sur deux touches.
A savoir : Sur la RT-311 (jaune), nous avons constaté que les boutons de volume et de squelch tournent très facilement, ce qui peut avoir comme effet pervers de couper le son => vous n’êtes plus joignable, ou vous avez l’impression que votre correspondant ne vous entend pas car, en effet, le volume est à 0%. Elle est très simple d’emploi. On tourne le bouton de volume qui sert également d’interrupteur, on change éventuellement de canal et on appui sur le bouton latéral pour parler (PPT).
La seconde VHF (HX-851) est plus complexe en apparence car il n’y a pas de bouton rotatif. L’avantage direct est que quand le clavier est verrouillé, elle ne peut être déréglée. L’allumage se fait par le bouton rond rouge. L’appel de détresse (ASN) se situe sur la droite sous un cache rouge (Distress).
HX-851 |
RT-311 |
L’appel d’urgence des VHF : l’ ASN
Ce système a été conçu pour les navires de commerce et de pêche avec pour objectif l’envoi rapide de messages de sécurité. Il est aujourd’hui adopté pour la plaisance.
En cas de détresse, il suffit de presser le bouton ASN (rouge) placé en face avant de la VHF fixe pour qu’un message soit envoyé automatiquement.
Ce message numérique comporte :
– l’identifiant du bateau (son numéro MMSI)
– la position (la VHF étant connectée à un GPS)
– la nature du sinistre (choisi dans une liste programmée dans la VHF, si l’équipier qui déclenche l’alerte a le calme nécessaire pour lire et comprendre les instructions affichées en anglais sur l’écran de la VHF).
Ce signal est reçu par les CROSS et les bateaux équipés de VHF ASN à portée d’émission. Dans les minutes suivant l’émission, le CROSS accuse réception et se met en liaison avec le bateau sur le canal 16. Les VHF ASN, en cas d’appel, basculent automatiquement sur le 70 et repassent sur le 16 dès que le CROSS accuse réception. Hors de portée des stations côtières, si vous émettez un signal ASN, il est reçu par tous les bateaux équipés d’une VHF ASN en portée. Ces derniers peuvent servir de relais pour prévenir les services de sécurité. Ils peuvent le faire soit par la VHF, s’ils sont en portée, soit par d’autres moyens de communication longue distance (satellite, GSM).
Outre la sécurité, l’ASN permet de joindre un autre bateau à condition de connaître son numéro MMSI. Dans ce cas, plus besoin de choisir un numéro de canal, on compose le numéro MMSI et la VHF sélectionne un canal libre. Le correspondant (et seulement lui) reçoit l’appel (sonnerie) avec les coordonnées de l’appelant affichées sur l’écran. On peut également, si la VHF possède une sortie <Track-your-Buddy> et qu’elle est reliée à un lecteur de carte compatible, positionner sur l’écran les bateaux dont on a mémorisé le numéro MMSI. De même, les VHF qui possèdent une sortie ASN reliée à un lecteur compatible, affichent à l’écran la position du bateau qui envoie un message.
AIS

Principe
Un « transpondeur » AIS est un émetteur-récepteur couplé à un GPS qui émet en permanence les données de position, de vitesse et de route, ainsi que les caractéristiques détaillées de ce navire. Ces informations sont reçues et décodées par un autre transpondeur AIS embarqué sur les autres navires ou dans les stations à terre (CROSS/Sémaphore). Cette transmission s’effectue sur une longueur d’onde radio VHF permettant une réception à courte et moyenne distance pour tout navire équipé d’une simple antenne VHF. Cette longueur d’onde n’étant pas perturbée par les obstacles, elle permet une portée « visuelle » uniquement déterminée par la hauteur des antennes d’émission et de réception.
Les bénéfices pour la navigation de plaisance
Les fonctions fournies par l’AIS permettent, de nombreuses applications d’un intérêt indéniable pour les navigateurs :
- Sécurité : Quiconque a manœuvré un bateau sur une route de fort trafic maritime connaît les dangers. Un transpondeur AIS rend un navire immédiatement visible à tous et des alarmes sonores et visuelles peuvent être programmées par les navigateurs (qui possède un récepteur AIS).
- Surveillance : l’AIS peut déclencher une alarme automatique si le navire sort d’une zone prédéfinie et alerter le propriétaire ou les autorités sur sa position exacte.
- Secours : En cas d’urgence, les autorités perdent souvent un temps précieux à la recherche du navire. Un transpondeur AIS apporte une localisation instantanée, précise et continue qui réduit considérablement le temps d’intervention des secours.
- Plaisance : Retrouver un bateau ami au milieu de centaines d’autres peut devenir une tâche difficile. Le transpondeur AIS vous permet de trouver le bateau que vous recherchez et de vous rendre directement vers lui.
- Communication : L’AIS vous permet de voir le numéro MMSI d’un navire et de l’appeler directement depuis votre VHF ASN sans avoir besoin de passer par un appel VHF public.
- Régate : L’AIS permet le monitoring et le suivi de course pour les spectateurs à terre. Il fournit une image complète de l’action, identité, position, route et vitesse de chaque bateau dans la course.
AIS: pas que sur les bateaux
Il existe aujourd’hui d’autres équipements pouvant émettre un signal AIS. On va retrouver :
- Les bouées, les feux, les phares : => les marques
- Les balises de détresse AIS principalement utilisées pour récupérer l’Homme à la Mer.
Les bouées, les phares : les marques
Ces émetteurs AIS permettent de repérer facilement, sur un GPS avec cartographie, l’approche du bateau vers une marque : Une bouée, un phare. On voici sur l’image ci-dessous l’exemple de la marque « Feu des Soeurs » dans le chenal de Lorient.
Les balises de détresse AIS
Il existe des balises AIS de détresse de faible encombrement qui sont faites pour être portée par les membres d’équipage.
Quand un des équipiers tombe à la mer (il devient un MOB : Man Over Board), il active sa balise. Cette dernière, qui possède un GPS, peut ainsi transmettre sa position en utilisant le système AIS afin que le récepteur AIS du bateau (et des autres bateaux) puisse afficher la position du MOB sur le GPS-Traceur de carte.

l’AIS sur Oh-Jee
L’AIS fonctionne de deux manières différentes sur Oh-Jee via :
- La VHF qui fixe possède son propre récepteur AIS. Il est possible de se servir de la VHF pour activer des alertes de proximité.
- un transpondeur de marque EM-TRAK est installé derrière le tableau électrique, voir photo, est fonctionne de manière autonome. Il s’allume tout seul dès que l’alimentation électrique du bateau est activée.
Oh-Jee n’est pas équipé de balise individuelle de détresse MOB AIS, mais un équipier peut venir avec sa balise s’il en possède une. La balise MOB AIS n’est pas rattachée au bateau, mais à son propriétaire.
L’AIS autonome ( EM-TRAK) du bord est connecté à sa propre antenne GPS et à sa propre antenne VHF située sur le balcon arrière.
Une réflexion en cours fera que l'AIS EM TRAK sera peut être connecté à l'antenne du mat via un coupleur spécial permettant de connecter, sur la même antenne, la VHF fixe RT 650 et le transpondeur AIS EM TRAK.
L’AIS est également connecté au GPS-lecteur de cartes électroniques situé sur la barre à roue. Ce dernier peut ainsi déclencher des alarmes sonores (si elles ont activées) quand un bateau s’approche trop prés de nous. Il est donc possible de créer un seuil d’alerte basé sur un rayon virtuel autour du bateau. Dès qu’un autre bateau, équipé d’un émetteur AIS, entre dans la zone de sécurité, le GPS-lecteur de carte active une alerte.
Sur l’afficheur du GPS Carte, des symboles en forme de triangle indiquent par un triangle de couleur la position des bateaux équipés d’un émetteur AIS. Si le triangle est vert, tout va bien, si le triangle est rouge cela indique que ce bateau est dans la zone de risque ou que les trajectoires risquent de se croiser.
L’AIS sur Internet
Le site Internet Marine Traffic, regroupe un ensemble de stations AIS réceptrices basées à terre afin d’offrir une cartographie mondiale des bateaux navigant à proximité de ces stations.
Ces stations sont principalement des bénévoles mettant à disposition leur matériel radio et informatique pour collecter les signaux AIS de leur zone de couverture pour ensuite les transmettre au site Marine Traffic.
Ce site n’est en rien un site officiel et il ne participe donc pas à la chaîne de recherche des secours en cas de détresse.

Il est toujours possible d’avoir des zones géographiques non couvertes par un récepteur AIS à terre. Dans ce cas aucun bateau possédant un émetteur AIS n’apparaîtra sur la carte.
On voit sur l’image suivante que la station terrestre AIS de Trégunc n’est plus en service. Donc, on peut estimer que la couverture de la zone des Glénans (baie de Concarneau) ne doit pas être à jour.
Pour y trouver notre bateau vous devez taper dans la barre de recherche « OH-JEE SOLO » car nous avons un homonyme aux pays bas 🙂













